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30 avril 2015

N'allez surtout pas vous faire encorner...

Avril 2015, le célèbre torero Juan Jose Padilla a été encorné à Seville.
Les anti-corrida ne sourient pas mais ne plaignent pas non plus le torero.
De mon côté, c'est une bien mauvaise nouvelle.

Car d'un certain point de vue, ce genre d'accident rarissime et spectaculaire donne de la valeur à ce que les aficionados nomment « combat ».
Imaginez en effet la corrida sans ses mythiques toreros morts et sans ses mauvais coups de corne....elle disparaîtrait tout simplement, faute d'enjeu.
J'imagine déjà Simon Casas magnifier la dangerosité de toréer et encenser les toréadors pour leur immense courage... Mais il a tort, bien évidemment.




Je ne vais pas revenir sur le fait qu'un taureau n'est qu'un herbivore, qu'il est bien plus impressionnant que dangereux et qu'il subit une préparation avant d'entrer dans les arènes visant à le diminuer physiquement tout en le rendant plus agressif.

Le torero a 99 999 chances sur 100 000 de gagner contre le taureau. Le taureau a donc une seule chance sur 100 000 de l'emporter. Comme le dit si bien Roger Lahana « ce n'est pas un combat, c'est un massacre ». De plus, la mère d'un taureau vainqueur est également abattue, de peur qu'elle n'engendre un autre champion.

Où est le courage du torero ? Sa prise de risque ? Quelle est la valeur de ce combat perdu d'avance pour le taureau ?
 
Malheureusement, les arènes continuent d'accueillir des personnes avides de sensations en tout genre. Les payeurs en veulent pour leur argent, ils veulent du « spectacle », un détail sensationnel à raconter à leurs amis, quelque chose qui apporterait de l'originalité à leurs souvenirs, que ce soit un torero encorné ou une bête qui hurle de douleur. Rappelons au passage que ce sont eux qui font prendre un risque au torero.

J'aimerais que les taureaux gagnent toujours ou jamais mais pas « quelques rares fois ». Car ces rares fois ne sont pas assez nombreuses pour que ce spectacle soit jugé trop risqué pour l'homme et donc interdit, mais elles le sont suffisamment pour maintenir un doute chez les sots et faire frémir le public.

Rejoignez-nous dans notre lutte contre la corrida avec le Crac Europe à Alès, le 16 mai 2015.

21 février 2015

Les oubliés de Magescq, 15 février 2015

Il n'était pas dans mes intentions d'écrire un article sur la manifestation anti-corrida du 15 février 2015 à Magescq. Mais après avoir lu le pompon de la minablerie du côté de chez Viard, impossible d'y résister.


Oui, NOUS ETIONS 40 ! 
Non pas 40 personnes, mais 40 représentants de millions de personnes définitivement contre la corrida, 40 représentants des valeurs les plus nobles de l'Humanité venus manifester encore une fois contre la cruauté humaine.
Comment ne pas se féliciter de réunir des dizaines de militants venus de la France entière, à chaque torture d'êtres vivants servie en distraction dominicale ? 

Le gymnase-arène au second plan à droite. La bâche verte pour dissimuler la sortie des cadavres.


Nous avons la jeunesse avec nous, nos valeurs et notre infaillible sens de la justice. 
Nous marchons, le sens du vent de l'Histoire dans le dos, nous œuvrons pour l'abolition de toutes les formes que revêt la cruauté humaine.

Les amateurs de sang nous craignent, leurs portes-paroles feignent de se rassurer en minimisant nos actions car ils savent que la fin de leurs sanglantes réjouissances approche. Ils se gaussent de notre nombre, tout en sachant qu'un seul d'entre nous suffit à gâcher leur « fête ». Nous sommes leur petite dent creuse, cette fine douleur lancinante qui se rappelle à eux lorsqu'ils ne s'y attendent pas.

Nous sommes la voie de protestation contre leur barbarie, celle qui rappelle à qui veut l'entendre que pour exister, la corrida oblige une dérogation à l'article 521-1 du code pénal visant à protéger les animaux : 
alinéa 1 : « Le fait, publiquement ou non, d'exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende. » ; 
alinéa 7 : « Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux courses de taureaux lorsqu'une tradition locale ininterrompue peut être invoquée. Elles ne sont pas non plus applicables aux combats de coqs dans les localités où une tradition ininterrompue peut être établie ».
Déroger à cette loi de protection animale est l'aveu de sévices graves et cruels envers les taureaux et veaux.


Et ce ne sont pas les individus croisés sur le chemin de l'arène allant se repaître de sang, qui me contrediront, faute d'équipement permettant toute éventuelle réflexion.
Qui la grand-mère adepte du majeur tendu, 
Qui Miss bimbo peroxydée de Magescq,
Qui l'énergumène déguisé en caricature de caricature de bourreau, 
Qui ce jeune couple amenant nouveau-né en poussette et enfant en bas-âge afin de passer un bon moment en famille sur fond de violence des hommes,
Qui cet adolescent en âge de soif de rébellion qui s'y rend « parce qu'on lui a payé sa place »,
Qui ce vieil homme clamant avec un air fort intelligent, que la torture est un spectacle, oui Madame.

Je suis fière d'avoir manifesté à Magescq, fière d'avoir contesté ces infâmes massacres, pleuré les 6 veaux-martyrs dont les plaintes ont été recouvertes par les airs dégoulinants d'une funeste fanfare.

"Chacun a la responsabilité morale de désobéir aux lois injustes" Martin Luther King